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Ahmed Sambi veut le sang du nettoyage ethnique

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L’ancien Président veut que le sang comorien coule à flots

Par ARM

   Quand on voit Ahmed Sambi et ses hommes de main et de bouche s’agiter et brandir la haine et la détestation entre Comoriens, on ne peut s’empêcher de penser au regretté Thomas Sankara, auteur d’une phrase d’anthologie parmi tant d’autres: «Les tragédies des peuples révèlent les grands hommes; mais ce sont les médiocres qui provoquent ces tragédies». Oui, la médiocrité de l’ancien Président est source de malheurs et tragédies aux Comores, et cet homme est prêt à tout, y compris à provoquer une guerre civile, pour redevenir Président de la République des Comores. Mais, il peut continuer à gigoter comme un coq qu’on égorge, son avenir politique est derrière lui. Ahmed Sambi ne sera pas candidat pour la magistrature suprême en 2016 parce que la Constitution comorienne ne le lui permet pas. Il déposera une candidature qui sera invalidée et il ne bougera pas le petit doigt parce que l’affaire se réglera au niveau juridique, et s’il tente de manipuler les foules, il trouvera les Comoriens et leur État devant lui. En 2021, aucune porte ne lui sera ouverte pour un retour mortel au pouvoir, parce que, s’il retourne au pouvoir, ce spécialiste des tripatouillages éhontés de la Constitution ne quittera Beït-Salam que dans un cercueil, étant entendu qu’il va s’autoproclamer Président à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les Comoriens ne veulent pas d’un homme prêt au génocide pour assouvir ses bas instincts de pouvoir et d’argent.

   Pourquoi ne pourra-il pas retourner au pouvoir? Parce que l’homme du passé et du passif qu’il est devenu est clairement identifié par les autres Anjouanais comme étant l’ennemi qui veut empêcher d’autres Anjouanais de diriger les Comores un jour. C’est aussi simple que ça. Les Anjouanais ne se reconnaissent pas dans la folie destructrice d’Ahmed Sambi, qui est tellement obsédé notamment par le pouvoir qu’il se croit capable de battre les Grands-Comoriens chez eux en Grande-Comore, la pire de ses divagations les plus stupides, alors qu’on sait qu’il ne fait plus recette. Les statistiques électorales le disent clairement. À Anjouan, il n’a eu quelques Députés que parce que des désaccords entre les Vice-présidents Mohamed Ali Soilihi et Nourdine Bourhane, «l’individu-Dieu», ont poussé l’un à financer le concurrent de l’autre dans plusieurs circonscriptions électorales, facilitant le jeu des candidats d’Ahmed Sambi. À Mohéli, l’homme le plus haineux et le plus méprisant des Comores n’a fait élire personne. À la Grande-Comore, il n’a eu que deux Députés, dont les voix cumulées ne font pas la moitié de celles obtenues par Ali Ahamada dans le Mitsamiouli-Mboudé (8.615), étant entendu qu’Ibrahim Mohamed Soulé a obtenu 2.099 voix et Mohamed Msaïdié 1.879 voix, soit au total pour les deux crypto-sambistes, 2.099 + 1879 = 3978, soit encore un écart de 4.637 voix par rapport à Ali Ahamada. À l’intérieur de la Grande-Comore, Ahmed Sambi n’a même pas obtenu la voix d’un coq ou d’un pou.

   Cela étant, la seule chose qui empêchera cet homme, qui n’a que de l’argent, à provoquer un bain de sang aux Comores, est que les Anjouanais, en dehors de ses clochards du Café de Port de Moroni, qu’il paie pour l’applaudir et pour houspiller ses ennemis, ont compris une chose fondamentale: Ahmed Sambi aboie pour lui-même et non pour Anjouan. Son égoïsme, son aveuglement haineux et son entêtement d’âne rouge sont les ingrédients pour une guerre entre Anjouanais et Grands-Comoriens. N’oublions pas que les Comores sont un pays à l’unité très fragilisée, et ce non pas par l’insularité en tant que telle mais par l’usage politique que les acteurs politiques comoriens font de l’insularité, qu’ils ont transformée en vecteur de la haine et de la détestation entre Comoriens. Les Comoriens vivent et baignent dans une insularité que manipulent des politiciens nécessairement médiocres.

   Les pays qui ressemblent le plus aux Comores sont par définition le Rwanda et le Burundi, les pays des Hutus et des Tutsis. Et on se souvient de ce qui s’est passé quand Melchior Ndadaye a été élu Président du pays, devenant le premier chef d’État hutu élu démocratiquement du pays: «Lorsque dans la matinée du 21 octobre 1993 des commandos du 11ème bataillon blindé ont assassiné le président Melchior Ndadaye d’une manière atroce – pendu par les bras, percé de coups de baïonnette, le crâne fracassé à coups de crosse, – ils n’ont pas seulement éliminé le premier chef d’État hutu élu démocratiquement au Burundi, moins de cinq mois après le scrutin. Ils n’ont pas seulement renoué avec la longue histoire de violences et de meurtres qui caractérise le Burundi depuis son indépendance. Ils n’ont pas seulement interrompu sauvagement une expérience démocratique qui était présentée en exemple à toute l’Afrique. Ils ont fait bien pis: ils ont déclenché au Burundi une vague d’atrocités qui risque de briser à l’avenir toute possibilité de cohabitation entre deux ethnies, entre les Hutus majoritaires et la minorité tutsie. Deux peuples étroitement imbriqués vivant ensemble depuis des siècles et partageant la même langue, la même culture, les mêmes terres vont peut-être devenir irréconciliables. Dans la région, à commencer par le Rwanda voisin, les militaires putschistes ont réveillé tous les réflexes de l’ethnicité et compromis gravement les espoirs de paix concrétisés par les accords d’Arusha, qui prévoient la mise en place à Kigali d’un gouvernement de transition à base élargie et la présence au Rwanda d’un contingent de “casques bleus”»: Colette Braeckman: Tentative de putsch et massacres interethniques. Écroulement de l’espérance démocratique au Burundi, Le Monde diplomatique, Paris, décembre 1993. Si on change les noms «Tutsis» et «Hutus» par «Anjouanais» et «Grands-Comoriens», et les «Accords d’Arusha» par les «Accords de Fomboni», on croirait que le Rwanda et le Burundi sont les Comores en termes de détestation ethnique, ou insulaire, dans le cas des Comores.

   Ahmed Sambi veut que les Comores arrivent à cette extrémité, lui qui ne pense qu’à lui-même, sans tenir compte des tendances et lames profondes de la nouvelle société comorienne, comprenant de nombreux jeunes diplômés et non des bavards sans formation comme lui. Heureusement, aux Comores, on a enfin le ministre de l’Intérieur qui va arrêter la folie destructrice d’Ahmed Sambi parce que, autant Houssen Hassan Ibrahim était laxiste à son égard, autant Houmed Msaïdié a pris la décision d’en finir avec lui et avec sa candidature de la haine en 2016, en ayant recours au Droit. Mais, si Ahmed Sambi veut jouer avec la violence, il trouvera aussi à qui parler. Le ministre Houmed Msaïdié ne doit se concentrer que sur les voies et moyens qui vont lui permettre d’arrêter la folie furieuse de cet homme ayant perdu le sens des réalités. Tout ce qu’il fera pour remettre Ahmed Sambi à sa place sera applaudi par les Comoriens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 2 juillet 2015.


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