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Pour Kiki, le massacre des élèves est un «truc spécial»

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Pour Kiki, le massacre des élèves est un «truc spécial»

Dictature empêtrée dans la haine, la déraison et la violence

Par ARM

     Il s’était surnommé lui-même «Kiki de la République». Même sur ses affiches, lors des élections de 2016, on voyait cette horreur horrible et horrifiante. Personne de sérieux n’a vraiment cherché à comprendre le sens d’un sobriquet aussi infect. Par la suite, au vu de ses bêtises sans fin sur le dos de l’État et de la République, à Moroni, on lui a trouvé un autre surnom tout aussi horrible, puis un autre, lui horrifiant: «Kiki de la “Ripoux-blique”» et «“ministrillon” de la Désinformation et de l’Agitation». Le comble, c’est qu’il confirme son manque total de toute culture d’État, confondant la République à un gang de quartier mal famé. Quand on lui parle du primat du Droit et de l’application de la Loi, après que «sa» gendarmerie ait matraqué et canardé des lycéens qui ne manifestaient même pas, une gendarmerie devenue son bras armé et qu’il déploie chaque fois qu’il veut arrêter un journaliste ou pourchasser des jeunes, le voilà qui répond que «les militaires ont un truc spécial». «Un truc»! «Un truc» que la brave Anziza Mchangama reprend sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) en sortant de sa léthargie face aux malheurs nationaux et au deuil également national sur le piétinement de toutes valeurs lycéennes de tout l’enseignement public. Les autres élèves comoriens ont décidé de se solidariser avec leurs camarades du Lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni, par une grève illimitée jusqu’à ce que justice soit faite!

Le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et son «ministrillon», qui croyaient pouvoir endormir les Comoriens par de «mesures disciplinaires» contre des lampions, des lampistes et des seconds couteaux ayant agi sur ordre de la hiérarchie, se retrouvent à devoir chercher encore «un truc» pour amuser la galerie et le tapis. «Circulez, il y a rien à voir!». Ah, la belle affaire! Ah! La bonne blague à 7 balles tirées à bout portant et à 4 kopecks de matraquage de Baloutchistan. Alors qu’Anziza Mchangama sait que des jeunes issus de la migration comorienne en France, comme elle, manifestent violemment avec le soutien affiché d’artistes de renom comme Rohff et Imani pour que des policiers soient traduits en justice pour usage abusif de leurs matraques, elle essaie de faire passer le «truc» d’un gouvernement aux abois qui voudrait que la Loi soit encore une fois ignorée, piétinée et reléguée au stade d’un chiffon sans autre intérêt que de servir d’outil de corruption de magistrats ripoux.

Ainsi, dans la «Ripoux-blique» de Kiki et consorts, l’Armée serait-elle promue à des usages hors-la-loi soumis à son «truc spécial». Dès lors, pour Kiki et consorts, les enseignants qui ont porté plainte ne seraient que «des ignares qui enseigneraient l’ignorance de la Loi et de toute culture républicaine et citoyenne» à une jeunesse réduite ainsi à un rôle de moutons passifs qu’on pourrait chasser, pourchasser, matraquer et fusiller, en contrepartie de quelques «mesures disciplinaires». Quelle grandeur d’âme! C’est émouvant…

Et pourtant… Et pourtant…, il va falloir dire aux victimes, à leurs familles, à leurs camarades et à leurs enseignants qui a ordonné aux lampions d’aller intervenir en armes comme devant faire face à des narcotrafiquants, alors qu’il ne s’agissait que d’enseignants et de lycéens ayant juste traversé la rue, à peine 100 mètres sans même de pancartes, pour demander à Djaffar Ahmed Saïd Hassani (au secours! Assez!), «Vice-président, chargé du ministère de l’Économie, du Plan, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur privé et des Affaires foncières» (ouf! Au feu! Au secours!), de rétablir l’électricité pour un minimum de fonctionnement dans le seul lycée public de toute la capitale comorienne. Ce mec d’Itsandra a pris la grosse tête et s’est hissé lui-même au rang de vice-roi nu, après avoir, comme dirait Le Canard enchaîné, le célèbre journal parisien, «traversé le mur du çon à la vitesse supersonique» de la boîte à images de Msa Ali Djamal.

Mais, le vice-roi nu, le «ministrillon» de la Désinformation, de l’Agitation et du «Truc spécial» et leur ennemi-intime, le Grand Vizir de Droit divin et de «mission divine» en charge de Dieu, du Prophète, du Paradis, des Gènes, de la Généalogie et de la Généalogie, n’en ont pas fini avec une jeunesse qui hante leur mauvaise conscience pleine de mouches qui ne cessent de tournoyer autour, comme autant de milliers de licenciés et autant de jeunes à qui on interdit le commerce informel pour la survie, au nom de «l’émergence émergente du pays émergent». C’est une jeunesse vaillante qui ne demande que le droit de s’instruire et de s’assumer dans ses responsabilités d’adultes après que les familles au pays et dans la diaspora se soient saignées aux quatre veines pour leur éducation et formation.

Dans la résignation trompeuse d’un volcan qui bouillonne, cette jeunesse attend de voir si la Justice va se renier et faire acte de parjure, en autorisant le kleptocrate Oumara Mgomri de se servir encore de la masse salariale de celles et ceux licenciés abusivement à Comores Télécom et dans les administrations pour se payer des «dommages et intérêts» qu’il a fixées lui-même à 185 millions de francs comoriens pour «abandon de poste»!

Pendant ce temps, après une ballade à Dakar aux frais de la princesse, en compagnie du Directeur général de l’Aéroport international de Hahaya, qui se croit autorisé à gérer les aéroports domestiques au mépris du principe constitutionnel relatif à l’autonomie des îles, un autre prétendu «Vice-président» se met à prier à haute voix d’être encore en poste le jour où il y aurait un autre aéroport et qui serait même de la dimension des aéroports du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, du Kenya, de l’Éthiopie, du Maroc et autres pays qui ont mis au moins 10 ans pour concevoir et développer du partenariat, avant de se mettre à vendre un projet aéroportuaire digne de la vision 2063 pour l’Afrique, désormais considérée comme le continent de l’avenir. En 2063, le «ventriote» Azali Assoumani sera Président des Comores.

Ce qui suppose, pour le moins, de miser sur «les dividendes démographiques en investissant sur la jeunesse». C’est une vision bien éloignée de celle d’un régime politique de kleptocrates affamés et qui affament, des zigs habitués à se servir sans gêne, à matraquer et à fusiller les enfants du peuple qui ne se contenteraient pas du «robo kilo ya oubou», «un quart de kilo de bouillie de riz», selon la formule scélérate de Maoulana Charif, derrière le seul chefaillon qui fait des voyages interplanétaires avec une cohorte de courtisans et de courtisanes, pour annoncer comme bonne nouvelle à l’univers, à travers la galaxie médiatique panafricaine, qu’il a licencié des jeunes à tour de bras et qu’il sera fier d’en faire encore et d’en refaire. Continue donc, mon bon Monsieur, mais, la jeunesse a bien gardé au frigo les images qui vont sans cesse resservir comme un plat chaud rempli de mouches de remords, y compris même après que mort s’ensuive. Avec comme «truc spécial», la danse macabre d’un «ministrillon» de la «Ripoux-blique» applaudissant l’oraison funèbre de son ennemi intime, le Grand Vizir de Droit divin et de «mission divine», et le ricanement d’hyène du désert d’un enturbanné braillard mais devenu taiseux, et accessoirement «allié circonstanciel de temps» d’un dictateur devenu prématurément sénile et gaga.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 25 février 2017.


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