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Azali Assoumani Baba et les 40 millions d’euros volés

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Le digne successeur des 40 voleurs d’Ali Baba cache 19.678.700.000 de francs comoriens

Par ARM

  Décidément, le Colonel Azali Assoumani n’a pas de classe. Il n’a pas de personnalité, non plus. Quant à la dignité, il ne faut même pas en parler. Drôle de zèbre, donc. Oui, un drôle de zèbre, cet Azali Assoumani-là. Le Comorien est mort de colère quand il découvre une étude publiée sur la revue Étude en janvier 2007 par Thierry Vircoulon, une étude intitulée «L’État internationalisé. Nouvelle figure de la mondialisation en Afrique». Quand il s’agit de «mondialisation» en Afrique, d’habitude, les chercheurs regardent vers le Maroc, Ghana, Afrique du Sud, Botswana, île Maurice et Nigeria. Mais, Thierry Vercoulon, qui est lauréat de l’École nationale d’Administration (ÉNA) et de l’Institut d’Études politiques, et qui a travaillé en Afrique pour le compte du ministère français des Affaires étrangères et de la Commission européenne, avant d’entrer au prestigieux International Crisis Group, a choisi deux Totos d’Afrique pour illustrer son propos: un Toto d’Afrique continentale, la mal nommée République démocratique du Congo, et un Toto d’Afrique des mers, canaux et océans, les Comores. Drôle d’attelage. Le tout nous donne des résultats catastrophiques. En effet, pour Thierry Vircoulon, dans le cas des deux États Totos précités, «leur souveraineté relève plus de fictions de Droit international public que de la réalité». Ah oui? Pis, «incapable de générer un développement endogène et des emplois en nombre suffisant, l’économie comorienne est structurellement sinistrée et vit en permanence sous perfusion des transferts financiers de la diaspora, qui représentent à peu près l’équivalent du budget de l’État. Aux Comores comme en RDC, la notion d’investissement public n’est plus qu’un lointain souvenir et l’économie formelle est figée depuis au moins une décennie». Mais, là où on est vraiment pris de colère contre le Colonel Azali Assoumani, c’est quand on arrive au paragraphe suivant, que nous devons lire avec beaucoup d’attention. Lisons, Mesdames et Messieurs: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le Colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches». Aujourd’hui donc, alors que le bon Azali Assoumani assume sans complexe son statut de mendiant assisté, sous perfusion et sous tutelle du Président Ikililou Dhoinine, il doit expliquer aux Comoriens ce qu’il a fait de ses fameux 40 millions d’euros. Mais, avant d’aller plus loin, Mesdames et Messieurs, savez-vous à quoi correspondent 40 millions d’euros? Eh bien, à 19.678.700.000 de francs comoriens. 19 milliards de francs comoriens et 678 millions de francs. Les dépenses de l’État comorien sont de 29 milliards de francs. Dire que les 700.000 francs qui restent, il y a des milliers de Comoriens qui sont morts sans les avoir eus dans leurs comptes un jour, si tant est qu’ils ont eu des comptes bancaires, et ne les ont jamais touchés.

    Notre mendiant national, l’homme qui dit aujourd’hui n’avoir aucun complexe à mendier et quémander auprès du Président Ikililou Dhoinine pour redevenir chef de l’État en 2016, cet homme-là a tué l’économie comorienne par ses méthodes de prédateur. Et là, il faut faire vraiment attention car notre voyou national n’a pas que les 19.678.700.000 de francs comoriens précités dans ses comptes. Allons bon! C’est juste une partie de ses avoirs d’origine mafieuse. Naturellement, il va se taire et ses hommes vont se mettre à parler d’«obsession haineuse», de «calomnies» et d’«acharnement haineux» envers le putschiste capable de faire un coup d’État même dans une cuillère de riz de mauvaise qualité. Cette fois-ci, il sera impossible de dire qu’un blogueur haineux, aigri, vindicatif et à la détestation facile calomnie et diffame un ancien chef d’État qui veut redevenir Président de la République, car c’est un Français qui est l’auteur de l’article qui place le Colonel Azali Assoumani au centre de ses turpitudes financières. Et si ces gens-là gravitant autour de l’homme de Mitsoudjé sont vraiment sérieux, on aimerait qu’on cesse d’étrangler par l’estomac les blogueurs comoriens par des actions en Justice en France, pour porter plainte pour diffamation contre les auteurs français qui écrivent des choses qui dérangent ceux qui tuent le présent et l’avenir des Comoriens. Et s’ils ont peur des Blancs, qu’ils le disent ouvertement afin que la chose soit comprise une bonne fois pour toutes…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 19 juin 2015.


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