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Au nom de l’universalité des droits de l’Homme

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Mohamed Bacar et les siens ont le droit de rentrer aux Comores

Par ARM

   Le mardi 7 juillet 2015, le Président Ikililou Dhoinine s’adressait à la nation comorienne, qui a célébré, le 6 juillet 2015, le 40ème anniversaire son accession à l’indépendance. Dans la solennité du moment, et pour laisser derrière lui un pays apaisé et réconcilié avec lui-même et avec ses enfants, il a pris date avec l’Histoire en annonçant sa volonté de voir rentrer dans leur pays tous les enfants d’Anjouan qui avaient agi de telle manière que dès le 25 mars 2008 et les jours qui ont suivi, avaient choisi le chemin de l’exil. Ces anciennes autorités de l’île autonome d’Anjouan savaient que leur seul salut, dans la République du «Président Soleil» Ahmed Sambi, était dans la fuite. Chacun pourra ergoter sur leur innocence ou sur leur culpabilité, mais c’est un problème qui relève de la Justice et de la seule Justice. Et la Justice ne peut pas statuer sur la culpabilité ou sur l’innocence de gens qui n’ont même pas le droit élémentaire de résider dans leur pays et de se présenter à elle, alors que la Déclaration universelle des Droits de l’Homme impose aux États parties d’éviter de chasser de leur territoire leurs propres citoyens. Mohamed Bacar et ses hommes étant des Comoriens, leur place est aux Comores, et si on devait exiler tous les malfaiteurs qui ont ramené le pays vers le bas, Ahmed Sambi et ses crypto-sambistes devaient être les premiers à être exilés sur des atolls du fin fond de l’océan Pacifique. Pourtant, ces malfaiteurs font le beau et l’intéressant, sans se soucier du dégoût qu’ils suscitent, le Conseiller d’un chef d’État occidental ayant dit à Hamada Madi Boléro en mai 2010: «Monsieur Boléro, je tiens à vous dire que notre Président dit que depuis qu’il est entré en politique, et c’était dans sa jeunesse, il croise souvent des dirigeants qui travestissent la vérité, en prenant trop de libertés avec elle. Mais, s’agissant de votre Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui peut déranger un Président étranger avec qui il n’a pas d’affinités, et pour des banalités à caractère familial et sans utilité pour les États en présence, banalités qui pourraient trouver une solution à un niveau nettement inférieur, il est sans aucun doute le plus menteur qui s’est trouvé sur sa route politique».

   De fait, quand a été annoncée la volonté du Président Ikililou Dhoinine de faire revenir dans leur pays, les Comores, Mohamed Bacar et les bacaristes en exil, tout bon juriste a applaudi parce qu’il s’agit à la fois d’un problème d’humanité et de droits de l’Homme. Pourtant, comme à leur détestable habitude faite d’ostracisme et d’exclusion, les crypto-sambistes n’ont analysé le discours du chef de l’État que du point de vue diabolique des hormones et de la sensibilité narcissique et maladive de leur chef, Ahmed Sambi, prétendant sans la moindre preuve que le régime politique actuel «pactisait avec le diable» contre l’«apatrîle» français devenu un vagabond planétaire trouvant sa seule consolation dans les photos qu’il va faire à l’étranger avec des personnalités de pays étrangers. Ces joyeux drilles oublient complètement que ce qui nous unit s’appelle humanité, et que celle-ci est assortie de droits devenus des exigences universelles. Pour ces loustics sans intelligence et aux fesses ridées comme une vieille pomme, les Comores devaient garder Mohamed Bacar et les bacaristes en exil jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour faire plaisir au sadique Ahmed Sambi. Ce n’est pas intelligent. Ce n’est pas humain.

   Au cours d’une interview qu’il nous a accordée le mardi 1er juillet 2014, Djaanfar Salim Allaoui, ministre de l’Intérieur d’Anjouan sous Mohamed Bacar, détaille les raisons qui l’ont poussé ainsi que d’autres à l’exil vers Mayotte, et ce qu’il dit à ce sujet est hallucinant, voire hallucinogène, car très explicite sur le piétinement du Droit positif comorien et le Droit international public par Ahmed Sambi: «Je m’étais interdit de fuir la Justice de mon pays car je n’avais rien à me reprocher. Mais, quand, le 14 juillet 2008, on a comparu devant le Tribunal de Mutsamudu face à deux magistrats venus spécialement de Ngazidja pour nous juger, nous en sortîmes après 6 heures d’audition, au Parquet de Mutsamudu, avec une ordonnance de remise en liberté immédiate. Le dossier était vide. La plainte était inutile. Nous avions subi quatre mois de détention arbitraire, avaient relevé les 2 magistrats dépêchés spécialement de Moroni. Nous sommes donc repartis à la Gendarmerie d’Anjouan avec notre ordonnance de remise en liberté pour récupérer nos affaires et rentrer chez nous. Mais, à la Gendarmerie, quelle a été notre surprise d’apprendre qu’un contrordre était venu du sommet de l’État! C’était hallucinant. On nous avait remis en cellules d’isolement. Ahmed Sambi piétinait une décision judiciaire, revêtue de l’autorité de la chose jugée. Les deux juges, Jeannot Bazi et Mohamed Abdou, ont été relevés de leurs fonctions, le tout pour avoir dit le Droit. Devant cette situation de persécution, discrimination et arbitraire, nous avons fui la tyrannie pour nous abriter à Mayotte. Nous n’avons bénéficié d’aucune complicité extérieure, même française. Notre geôlier nous a aidés à nous évader, à condition de l’embarquer dans l’aventure avec lui et avec sa mère, qui était en soins intensifs à l’hôpital de Domoni».

   De toute manière, la position adoptée par la Ligue comorienne des Droits de l’Homme (LCDH) sur la question isole davantage Ahmed Sambi et ses crypto-sambistes, puisque dans son communiqué du dimanche 12 juillet 2015, elle soutient qu’«aucun citoyen comorien ne peut être privé de son droit légitime de vivre dans son pays». Elle considère que la Justice doit passer pour élucider un certain nombre d’accusations de violations de droits de l’Homme, tout en insistant sur le retour des exilés.

   Le mardi 7 juillet 2015, le Président Ikililou Dhoinine était sincère et de bonne foi quand il déclara, après avoir évoqué le sécessionnisme à Anjouan, de février 1997 à mars 2008, et la situation des exilés: «Je ne voudrais pas aller au terme de mon mandat sans avoir mis fin à cette situation humainement compliquée et, en tant que premier responsable du pays, il est de mon devoir, avec l’appui de la communauté internationale, notamment de l’Union africaine, de faire en sorte que tous les Comoriens se réconcilient et se pardonnent. C’est dans ce sens que je me suis adressé aux autorités de notre Organisation panafricaine, l’Union africaine, pour qu’ensemble, nous entamions les démarches qui permettront le retour dans leur pays, de ceux qui ont quitté leur pays après l’opération “Démocratie aux Comores”. Cette démarche m’est dictée par le seul objectif de permettre à tous les Comoriens de se retrouver un jour réunis pour bâtir la nation. Je vous demande donc, mes chers compatriotes, de m’accompagner comme vous l’avez toujours fait, dans cette phase nouvelle de consolidation de l’unité du pays et de la cohésion nationale». C’est comme quand Barack Obama entreprit de finir son deuxième et ultime mandat présidentiel en réconciliant les États-Unis avec Cuba, après cinq décennies de haines inutiles et contreproductives.

   Cependant, avec leur extraordinaire tendance à l’exagération, à la manipulation et au mensonge, les crypto-sambistes ont cru bien faire en déclarant que le gouvernement procède au retour de Mohamed Bacar car il a besoin d’un allié pour affronter Ahmed Sambi lors de l’élection présidentielle de 2016, oubliant qu’on ne tue pas «un cadavre déjà mort». En effet, Ahmed Sambi ne fait peur qu’à lui-même. Son sort est déjà scellé car, non seulement il ne sera pas autorisé à déposer une candidature présidentielle en 2016, mais en plus, il n’a aucun allié sérieux, crédible et valable à la Grande-Comore, où ses affidés sont ce que cette île a rejeté et vomi, et a toujours considéré comme des nullards et des nullissimes sans vergogne. Ahmed Sambi apprendrait beaucoup en écoutant les Grands-Comoriens quand ils parlent de ses renégats avec le plus profond des mépris. Il ne manquerait plus que le Caporal Bourhane Hamidou, le voleur de serviettes dans les hôtels marocains, avec son niveau de 6ème de Collège, à la Présidence de la République. Dieu en garde les Comores. En tout cas, Maître Fahmi Saïd Ibrahim, Achirafi Saïd-Hachim et autres Idi Nadhoim et consorts à la Présidence de la République, ça serait tout simplement pittoresque et folklorique. Dieu en garde les Comoriens. Heureusement, ça ne risque pas d’arriver.

ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 17 juillet 2015.


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