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La milice Orange, ennemie de la liberté de la presse

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La milice Orange, ennemie de la liberté de la presse

En tuant la Radio Baraka FM, elle tue toute la presse

Par ARM

     C’est connu. Quand un seul être humain est privé de sa liberté, c’est toute l’humanité qui en pâtit, en se trouvant privée de liberté. Quand un seul homme est privé de vie du fait d’un autre, c’est comme si l’humanité entière subissait ce triste sort. Dans le Saint Coran, Dieu dit:

«C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les enfants d’Isra’ïl que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre» (V, La Table servie, 32).

Il était une fois, aux Comores, une radio, La Baraka FM, qui suscitait un extraordinaire engouement. Il fallait y passer pour être entendu. L’animateur vedette de la Baraka FM n’est autre que le frère Abdallah Agwa. Les opposants au régime politique d’Ikililou Dhoinine ont fait un usage surabondant de la Baraka FM. Les miliciens de Kiki firent un usage surabondant de la Baraka FM au profit de Kiki, l’homme qui a «obtenu» le même jour son «Master 2» et son «Doctorat d’État» en «Intelligence économique». Dieu est le plus Grand. Les partisans du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani ont fait un usage surabondant de la Baraka FM et arrivèrent au pouvoir par les procédés les plus anticonstitutionnels, les plus immoraux et les plus répugnants qui soient. Ils croyaient que, une fois au pouvoir, ils pouvaient continuer dans l’ignominie et bénéficier de la complaisance démagogique d’Abdallah Agwa. Or, rapidement, ce dernier se rendit compte que le pâtissier Azali Assoumani conduisait les Comores vers le chaos. Il ne put se résoudre à compter les poils sur un œuf comme disent les Bambaras pendant qu’une bande de bambochards sans la moindre dignité tue le présent et l’avenir des Comoriens.

Abdallah Agwa a fait ce qu’il sait faire le mieux: il a dénoncé ce qui ne va pas. La chose est considérée comme un casus belli par le «ventriote» ventru, ventripotent et ventriloque Azali Assoumani et ses roquets. Ces soudards choisirent le plus ringard des prétextes pour jeter Abdallah Agwa en prison et lui ravir son matériel radio en toute illégalité: Abdallah Agwa avait signalé que le «saigneur» Azali Assoumani n’avait pas le droit de porter la tenue réservée à ceux qui ont célébré le grand mariage tant qu’il n’avait pas célébré le sien propre. Les juristes furent choqués de voir le Président du Tribunal de Moroni (un douanier) et un Procureur aux ordres se jeter dans cette affaire avec une sauvagerie incroyable. Les juristes furent choqués et scandalisés en constatant qu’aux Comores, en matière de presse, on faisait le contraire de ce que fait un État démocratique. En effet, dans un État de Droit, en matière de presse, il n’y a ni flagrant délit, ni comparution immédiate, ni peine de prison. Or, dans l’affaire Abdallah Agwa, toutes ces règles ont été violées. C’est un énorme scandale.

Les tombeurs de la Radio Baraka FM sont connus. Des «ministrillons» d’une bassesse qui défie l’imagination. Kiki est l’un d’entre eux. Désormais, lui et ses miliciens ne s’en cachent plus. Ils se réjouissent publiquement de la fermeture mafieuse de la radio la plus libre et la plus populaire du pays. Les propos tenus par les miliciens de Kiki sont indignes et inappropriés. En effet, le lundi 13 mars 2017, les propos malheureux tenus par le milicien Farouk Mhadjou, du Parti Orange, constituent une honte que ressent pour lui tout Comorien. Les gens ont honte pour Kiki, pour le milicien Farouk Mhadjou et pour tous les autres miliciens de la milice Orange. Le milicien Farouk Mhadjou ose dire: «Ce n’est pas le Parti Orange qui a ordonné la fermeture de La Baraka FM mais, nous disons haut et fort que nous sommes derrière les autorités qui ont décidé de fermer cette station, qu’il soit le Préfet ou le ministre de l’Intérieur». Quand l’arrogance et le mépris envers les gens atteignent de telles proportions, on entre dans le domaine de l’immoral. Des gens munis d’une parcelle d’autorité et qui se prenaient pour Dieu sont tombés et rampent aujourd’hui devant les autres. Les Mohéliens de «Bête-Salam» en sont l’une des illustrations les plus sinistres et les plus lugubres dans les Comores d’aujourd’hui.

Naturellement, entendre les miliciens de la milice Orange accuser la Baraka FM d’être «la pire des radios» a de quoi choquer, surtout quand l’accusation vient de petits parvenus au petit pied. La milice Orange est une association de malfaiteurs ayant vu le jour «grâce» aux milliards de francs comoriens que Kiki a volés à la Douane comorienne. Tout le monde sait que Kiki n’est pas digne d’être ministre, mais qu’il y a été nommé par pure complaisance démagogique à la suite de ses actes de grand banditisme au moment des élections truquées de 2016. Il a rapidement conduit un ministère de souveraineté à sa décapitation et à sa perte par des paroles malheureuses et par des actes malheureux. Il constitue l’un des plus grands échecs honteux du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani depuis le 26 mai 2016.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 19 mars 2017.


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