Saïd Mohamed Djohar accuse Azali Assoumani

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Saïd Mohamed Djohar accuse Azali Assoumani

L’ancien Président qualifie le putschiste de traître

Par ARM

       Le roi des menteurs en politique comorienne, ce Msa Ali Djamal-là. Le Chezanien est prêt à tous les mensonges quand il s’agit de défendre son maître, l’usurpateur et putschiste multirécidiviste Azali Assoumani. Il prend des libertés avec la vérité politique et historique, et emprunte les raccourcis les plus incroyables et les plus honteux. À la tête de l’Office de Radiotélévision des Comores (ORTC), qu’il considère comme sa propre chose, héritée de son oncle maternel et qu’il pille sans vergogne, celui qui dit être le disciple du sociologue Pierre Bourdieu n’a été à l’origine d’aucune initiative positive, malgré les sommes d’argent public qu’il a volées sans remords. Auteur de ce qu’il appelle des «sondages» en faveur de son maître, «sondages» qui se crachèrent la gueule face à la vérité politique et électorale, toute honte bue, le Chezanien Msa Ali Djamal a poussé la servilité la plus obséquieuse jusqu’à soutenir que, quand Robert «Bob» Denard et ses «Affreux» ont détrôné le Président Saïd Mohamed Djohar le 28 septembre 1995 et quand «le Colonel» Azali Assoumani s’était caché en slip sous une table de l’Ambassade de France à Moroni, il n’était pas le chef de l’Armée comorienne. Oui, il le dit encore… C’est émouvant.

Honni par les Comoriens pour son obséquiosité dégoulinante de servilité et pour ses mensonges abjects en faveur de son maître, Msa Ali Djamal a donné à ses détracteurs une occasion de plus de le considérer comme une petite frappe sans envergure et de le mépriser comme du poisson pourri. Le mendiant politique a été renvoyé à ses costumes de mauvais goût vendus par terre à la sortie de la station de métro Porte de Montreuil et est démenti outre-tombe par le Président Saïd Mohamed Djohar, la principale victime de la lâcheté historique du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani le 28 septembre 1995. On sait que Saïd Mohamed Djohar, inimitable pionnier de la «gendrocratie», est mort dans la nuit du 23 février 2005. Mais, auparavant, il avait confié à Saïd-Abasse Dahalani, cadre de haut niveau ayant fait ses preuves et Président du Parti Mouroua, les documents nécessaires à la publication de ses Mémoires. Ces derniers ont été publiés à titre posthume en novembre 2012.

Dans ce livre, on lit des choses qui ne sont pas du tout favorables à l’usurpateur Azali Assoumani. Voici un passage dans lequel le Président Saïd Mohamed Djohar traite le «saigneur» Azali Assoumani de trahison, tout en reconnaissant le courage et le patriotisme de Mohamed Soilihi dit «Campagnard» qui, lui, s’était battu les armes à la main contre les mercenaires, pendant que le peureux Azali Assoumani se cachait en slip sous une table de l’Ambassade de France aux Comores: «Que s’était-il passé exactement la veille? Après avoir débarqué vers 1 ou 2 heures du matin, Denard divise ses trente-cinq hommes en trois groupes: un groupe se rendit directement à la prison pour libérer les rebelles sans aucune difficulté. La gendarmerie, mise au courant tardivement, réagit aussitôt mais sans grand résultat. Ce qui permit au premier groupe de Denard de se replier vers Itsandra. Le commandant Soilih dit “Campagnard” quitta son domicile d’Itsandra Mdjini pour se positionner à Radio Comores dans le but de stopper la progression du premier groupe de Denard.

       Le deuxième groupe des mercenaires contourna la ville de Ntsoudjini et le village de Milembeni pour investir ma résidence par l’Est. Le troisième groupe se rendit directement à Kandani pour investir la résidence par l’Ouest. En fait, Denard voulait accomplir sa mission avant le lever du soleil pour pouvoir repartir sans être vu ni connu. Mais la résistance inattendue de “Campagnard” et de son collègue jusqu’au lever du soleil a mis en échec son projet. À court de munitions, le commandant Soilih, grièvement blessé à la jambe, se rendit vers l’après-midi, trahi par son chef Azali qui se réfugia à l’ambassade de France ainsi que le Premier ministre Caabi El Yachroutu et le président de l’Assemblée nationale, Mohamed Saïd Abdallah M’changama.

       L’ambassadeur Didier Ferrand prit le pouvoir et dicta ses volontés aux trois réfugiés vivant chez lui et qui furent rejoints par Houmed Msaïdié, Mohamed Abdou M’madi (ancien Premier ministre) ainsi que d’autres»: Saïd Mohamed Djohar: Mémoire du Président des Comores. Quelques vérités qui ne sauraient mourir, L’Harmattan, Paris, 2012, p. 303.

Ce n’est pas glorieux. Oui, ce n’est pas glorieux. Plus grave, c’est franchement honteux. Ceci est d’autant plus honteux que Msa Ali Djamal ne pourra pas inventer un nouveau mensonge parce que les accusations infamantes sur le «concubinocrate» Azali Assoumani, accusé de «lâcheté» par le Président Mohamed Taki Abdoulkarim, fleurissent sous les sarcasmes de Jean-Claude Sanchez, l’un des mercenaires commandés par Robert «Bob» Denard lors du putsch du 28 septembre 1995: «Le bruit courut que la résistance était menée par le colonel Azali Assoumani, le chef de l’armée comorienne, qui s’était signalé par le passé par sa brutalité et son sadisme à l’égard des opposants; bruit infondé, comme nous le saurons plus tard», et «le lieutenant Éric I. avait été averti de la situation vers 5 heures 30 déjà. Il s’était immédiatement rendu chez le colonel Kister, conseiller en sécurité du président Djohar, où il trouva le colonel Azali qui était venu s’y réfugier après s’être enfui de chez lui en slip.

       Il le récupéra pour se rendre à Radio Comores. Ils étaient au premier étage avec quelques employés, depuis cinq minutes à peine quand ils virent arriver le capitaine Soilihi de l’armée comorienne avec un groupe de soldats. Le lieutenant I. descendit les accueillir, puis remonta à l’étage. Le colonel Azali avait disparu, enfui une nouvelle fois en sautant d’une fenêtre pour aller se cacher toute la journée chez un coopérant. Quel courage!»: Jean-Claude Sanchez: La dernière épopée de Bob Denard. Septembre 1995, Pygmalion (Flammarion), Paris, 2010, pp. 130 et 131.

Les Comoriens veulent donc savoir ce que va dire Msa Ali Djamal face à cette avalanche d’accusations infamantes contre son maître. Va-t-il dire à tous ces gens-là qu’ils mentent par haine envers son chef et que ce dernier n’était pas chef d’État-major de l’Armée comorienne le 28 septembre 1995 et qu’il ne s’était pas caché en slip sous une table de l’Ambassade de France à Moroni? Et, il y a ses deux compères des triumvirs de la détestation et du mensonge: le destructeur haineux Mohamed Abdou Mbéchezi et le destructeur haïssable Saïd-Ahmed Saïd-Ali. Ils disent quoi, ces chantres de la servilité? Mais, il y a plus grave: un homme habitué à trahir son pays depuis les années 1980, dès qu’il fit ses premiers pas dans la sphère publique comorienne, après sa formation en pâtisserie au Maroc, ne deviendra jamais un patriote sincère et n’aimera jamais son pays. Tout ce qu’il fait actuellement contre les Comores est dans le droit fil d’une longue série de trahisons contre le pays. C’est pour cette raison que le fugitif international Hamada Madi Boléro le soutiendra à vie, à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 26 avril 2017.


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