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Hamada Madi Boléro face à un nouveau cri de haine

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Le Mohélien est accusé du détournement d’«un million d’euros»!

Par ARM

   Saïd Hilali, le grand homme d’État comorien qu’on ne présente plus, a dit: «L’un de mes amis chefs d’État m’a appris qu’une personnalité publique ne doit jamais se fâcher quand on la critique, insulte et accuse de tous les maux de la terre. Ces critiques, insultes et accusations prouvent qu’on existe et qu’on est important parce que les gens insignifiants n’intéressent absolument personne». C’est une remarque qui a le don de faire rire parce qu’elle comporte une certaine dose de cynisme, et prouve que partout, la jalousie envers ceux qui réussissent est la même. En fin de compte, la jalousie et l’envie ne sont pas une invention comorienne, même si aux Comores, ces deux maux comportent une charge de haine plus aggravée, dans la mesure où il s’agit d’un petit pays où tout le monde connaît l’autre et où les plus aigris ne veulent qu’une seule chose: voir ceux qui réussissent mourir pour qu’ils aillent danser au-dessus de leur tombe. On sait que les deux mamelles de la politique aux Comores sont l’invention de faits fantaisistes et la haine gratuite envers ceux qui réussissent.

   Ceci est d’autant plus vrai qu’il y a une année, plus exactement le dimanche 10 août 2014, Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président chargé de la Défense, m’accordait une interview de très bonne facture. Compte tenu de l’actualité du moment, je lui avais posé la question suivante: «Voilà donc Paul-Charles Delapeyre qui, avec un racisme qu’on lui connaît et qu’il assume bien et sans complexe, m’attribue la plus belle des vies privées, m’accuse de crime de sale gueule et vous accuse de vol de 3 millions de dollars sur le dos de l’État, faisant de vous un milliardaire en francs comoriens…». La réponse de Hamada Madi Boléro avait fait rire: «Bof! Je n’ai même pas envie de répondre à ça. D’abord, il faudra que je lise personnellement ce que Paul-Charles Delapeyre a écrit sur moi. Je le dis parce que nous avons des liens de famille par mon épouse, qui est de Chouani-Hambou et que je sache, en Grande-Comore, parler du mal de son beau-frère n’est pas si fréquent car interdit, mais c’est la vie. D’ailleurs, aujourd’hui, ce ne sont pas 3 millions de dollars que le Sultanat d’Oman nous a remis, mais 4 millions et il en reste encore 4 millions qui nous seront remis. Et donc, si j’ai détourné l’aide omanaise, ça ne sont pas 3 millions de dollars, mais 4 millions». Cela s’appelle répondre au mensonge d’une personne méprisante et méprisable par le mépris.

   Au secours! L’hystérie est de retour! En effet, aujourd’hui encore, les accusations causées par l’hystérie et la jalousie reviennent. De quoi s’agit-il? Pour faire simple, signalons qu’un article prétend que Hamada Madi Boléro, se cachant derrière une société fictive, aurait détourné 1 million d’euros, soit 491.967.750 francs comoriens, de quoi transformer en gratte-ciels de 40 étages toutes les maisons qui se trouvent de ma maison familiale à celle de ses grands-mères Mère Maïmouna et Mère Kaïri, en passant par celle du Président Ikililou Dhoinine, se trouvant sur le même axe. Voici les nouvelles accusations: «Fin juin début juillet 2015, une société fictive de Droit Comorien voit le jour à Moroni et passe conjoncturellement une commande ferme de matériels militaires de maintien de l’ordre à une société française d’arsenal militaire répondant au nom de Magforce. […]. Le directeur de cabinet de la Présidence en charge de la défense, a de son côté fait appel aux services éclairés du DAF de Beït-Salam, un certain KAF domicilié à Itsandra, en Grande-Comores et connu de tout le monde par ses activités floues et son goût avoué à l’argent facile. KAF à travers sa société écran opère un transfert à Magforce France via une banque de la place d’une valeur de presque 100.000 euros. Dans la simulation, ladite commande une fois livrée, subirait une deuxième facturation aux Comores au profit du Directeur de cabinet de la Présidence et de KAF lui-même avant de remettre virtuellement le lot d’équipements au Commandement des Forces Armées comoriennes. […]. Encore une énième Comores Gate en mode Boléro et compagnie. […]. En définitive, cette combine à deux ou trois niveaux a servi à faire décaisser en toute conformité de la Banque Centrale de Comores, des fonds alloués aux Comores par des pays amis tels OMAN, le QATAR, la France ou même les U.S.A au profit des garde-côtes Comoriennes pour des prétendues commandes auprès des sociétés étrangères crapuleuses pour simuler par la suite une résiliation du contrat d’achat avant de récupérer toute la manne financière en monnaie sonnante et trébuchante afin de la repartir entre les différents intermédiaires et commanditaires de l’affaire. Hasard du calendrier ou pas, le Directeur de cabinet de la Présidence, Mr Hamada Madi Boléro, s’est arrangé pour séjourner à Paris du 10 au 17 juillet 2015 sous prétexte de participer aux travaux de la Commission paritaire franco-comorienne. Mais selon mes propres enquêtes, il ressort que la transaction entre Magforce et Boléro a bien pu se dérouler jusqu’à son terme et le Directeur de Cabinet de la Présidence en charge de la Défense s’est fait remettre le butin afin de le repartir entre ses complices».

   Quand on lit ça, on est plié de rire. On est plié parce qu’on nous dit que «Boléro détourne 1 million d’euros à l’Armée comorienne grâce à une société fictive», le titre de l’article. Or, plus bas, on lit quoi? «KAF à travers sa société écran opère un transfert à Magforce France via une banque de la place d’une valeur de presque 100.000 euros». Alors, Messieurs, s’agit-il de «1.000.000» ou de «100.000» d’euros? Les Comoriens ne se retrouvent pas dans vos chiffres et il faudra faire simple et être cohérent pour qu’ils comprennent. Comment peut-on accuser quelqu’un du vol d’une somme d’argent dont le montant varie d’une phrase à l’autre? Ça ne fait pas sérieux et ça traduit une volonté de nuire. Maintenant, on accuse même la République française de complicité avec Hamada Madi Boléro puisque le calendrier des rencontres entre délégations des Comores et celle de la France se fixerait au gré des malversations de Hamada Madi Boléro. Donc, Hamada Madi Boléro va dire aux autorités françaises: «J’ai de l’argent sale à encaisser à Paris. Je dois donc séjourner dans la capitale française du 10 au 17 juillet 2015 pour récupérer l’argent que j’ai volé, et je souhaite que notre rencontre puisse avoir lieu à cette date». Et la France accepte. C’est de ça qu’il s’agit? Hein? Est-ce de ça qu’il s’agit? Qu’on le dise aux Comoriens et aux partenaires des Comores.

   Aux Comores, les choses auraient été très simples si chacun parlait de ce qu’il maîtrise. Or, certains en ont décidé autrement. L’humoriste algérien Fellag a intitulé son fameux sketch «Tous les Algériens sont des mécaniciens», parce qu’il a constaté qu’en Algérie, dès qu’un chauffeur ouvre le capot de sa voiture, tout le monde vient y jeter un coup de d’œil, la tête à l’intérieur du capot! Aux Comores, c’est pareil. «Tous les Comoriens sont des spécialistes en gestion publique et en institutions publiques». Faisons bref. En sa qualité de Directeur du Cabinet du Président chargé de la Défense, Hamada Madi Boléro ne peut pas détourner un centime parce qu’il n’est pas l’ordonnateur des dépenses de la Défense. En d’autres termes, il ne peut ordonner aucune dépense. C’est aussi simple que ça. Les gens l’appellent «Monsieur le ministre», mais il n’est pas ministre, et c’est un ministre qui peut ordonner une dépense. Il n’a jamais été vu sur les bancs des ministres à l’Assemblée de l’Union des Comores parce qu’il sait qu’il n’est pas ministre. En leur temps, Mohamed Bacar Dossar et mon frère Mmadi Ali y allaient, et c’est normal parce qu’ils ne sont pas des juristes, à la différence de Hamada Madi Boléro, qui est juriste. Hamada Madi Boléro n’a même pas le droit de siéger en Conseil des ministres, mais il y assiste en tant qu’invité du Président de la République, qui a le droit d’y inviter qui il veut. En d’autres termes, quand on connaît l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques comoriennes, on ne profère pas ce genre de grossiers mensonges.

   De toute manière, Hamada Madi Boléro, dès son arrivée en Égypte ce mercredi 26 août 2015, nous accordera une interview que nous lui réclamions depuis quelques semaines, pourra nous éclairer davantage sur ce nouveau cri de haine lancé gratuitement contre lui. En attendant, ses accusateurs seraient conséquents avec eux-mêmes en s’accordant sur le montant qu’il aurait détourné: «1.000.000» ou «100.000» d’euros? Quand on veut mentir sur et contre quelqu’un qu’on n’aime pas, il faut fournir l’effort d’inventer ce qu’on appelle à Mohéli «un mensonge qui ressemble à la vérité». Or, dans le cas que nous évoquons, les Comoriens sont en présence d’«un mensonge qui ressemble à un mensonge». C’est à croire qu’il faudra ouvrir bientôt aux Comores une école d’apprentissage du «mensonge qui ressemble à la vérité».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 25 août 2015.


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One Comment

  • momo

    août 27, 2015 at 7:34

    karadhi bo ARM woutsimhaniyé bolero ba wandroungoidjouwawo piya woukana bolero ye mwidzi .nayé ahandisawouharnaké wandrou rangouhalé . rangouakaya ukraine akosoma .ahangamiza wowanagna wakayayiho piya , yapvo lelo tsimiwoudjouza yekaya bolero ngouhibiypo yentsi . riwonawo yipvoyakaya mnashiyoni yakawouhiba n’en parlons plus lelo aliyo nadhoimana zadawoula .nazino tsizalelo sharangouyeyezi ya azali baba , na bolero ngemengoni newandrou wawangamiza yensti ya comori .donc ARM WOUTSIMHANIYE BOLERO BAYEMWIDZI MOUHOU KABISA

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