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Étienne Chapon, Ambassadeur de France, acteur de renouveau diplomatique à Moroni

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Étienne Chapon, Ambassadeur de France, acteur de renouveau diplomatique à Moroni

Plusieurs indices accréditent déjà la thèse sur la diplomatie de la réalité, celle du terroir

Par ARM

     L’étudiant en Diplomatie sursaute en prenant connaissance du titre de ce livre figurant sur la liste des ouvrages indiqués par son Professeur de Pratique diplomatique: Albert Chambon: Mais que font donc ces diplomates entre deux cocktails? Éditions A. Pedone, Paris, 1983 (128 p.).

     Mais, rapidement notre étudiant se rassure. Il se rassure par l’origine nationale de l’auteur de ce livre au titre provocateur: La France. Il se rassure parce qu’il sait parfaitement que la France a beaucoup apporté à la diplomatie moderne. Pour rappel, elle a été un des premiers États à procéder à la généralisation des relations diplomatiques permanentes en Europe, et ce, à un rythme tellement soutenu qu’à son époque, Louis XIV (1638-1715, roi de France de 1643 à 1715) avait accrédité 25 ambassadeurs à demeure, à l’étranger.

     Déjà, lors de la seconde moitié du XVIème siècle, le roi de France était assisté de quatre secrétaires d’État. La compétence de ces derniers avait une base géographique: Normandie, Picardie, Angleterre, Écosse, Allemagne, Suisse, Provence, Italie, Levant, etc. Qui plus est, «sous le règne de Henri III, un règlement du 1er janvier 1589 avait publié un nouveau tableau des attributions et un seul secrétaire d’État (Louis de Revol) y était désigné pour s’occuper des affaires figurant sous les mentions: “Italie, Piedmont et Savoye, Espagne, Flandre, Franche-Comté, Levant, Pologne, Suède, Danemark, Angleterre, Écosse, Suisse”; autrement dit l’ensemble des pays étrangers. Pendant deux ans, de 1624 à 1626, la notion de partage reprit ses droits à la faveur de l’affaiblissement de l’autorité royale. Mais, sous le règne de Louis XIII, le retour aux affaires de Richelieu, cardinal depuis le 5 septembre 1622, allait établir définitivement l’unité de la politique étrangère. Un seul secrétaire d’État “aurait tous les estrangers” selon l’expression du règlement du 11 mars 1626 qui institua le secrétariat d’État aux Affaires étrangères. Ce texte établissait que le roi avait jugé “à propos et très expédient pour le bien de ses affaires, que les provinces étrangères soient toutes entre les mains d’un seul de ses secrétaires d’Estat”»: Élisabeth Zoller: Droit des relations extérieures, PUF, Collection «Droit fondamental –Droit international», Paris, 1992, p. 110.

     C’est dire que la diplomatie moderne porte une profonde empreinte positive de la France, étant largement façonnée par ce pays. Les diplomates français sont parmi les meilleurs au monde. Au-delà de l’anecdote, et pour ne citer qu’un seul exemple, il sera utile de rappeler le beau souvenir de l’Ambassadeur Guy Georgy (1918-2003), chef de mission diplomatique en République du Congo, Bolivie, Bénin, Libye, Iran et Algérie. Justement, à l’époque où il était Ambassadeur en Bolivie (1960-1964), le Président de ce pays pouvait l’inviter aux travaux du conseil de ministres, du fait de sa connaissance encyclopédique du pays. C’est un cas rarissime et peut-être unique dans les annales de la diplomatie.

     Cette reconnaissance revêt diverses formes. Justement, la France a depuis septembre 2025, un nouvel Ambassadeur à Moroni, aux Comores. Il s’appelle Étienne Chapon. Les différents témoignages recueillis sur ce diplomate fait état d’un Ambassadeur dont on ne s’interroge pas sur l’activité «entre deux cocktails». En effet, c’est un Ambassadeur du terrain, du terroir, de la réalité du terrain. Par son intense activité sur le terrain, en contact avec les milieux sociaux et professionnels et de la population, il fait penser au titre Ambassadeur de choc du livre d’un ancien Ambassadeur des États-Unis en France (1981-1985): Evan G. Galbraith: Ambassadeur de choc, Les Éditions Stock, Paris, 1986 (218 p.).

     À Moroni, l’Ambassadeur Étienne Chapon est secondé par une «équipe de choc», comprenant notamment un Premier Conseiller et un Premier Secrétaire talentueux, maîtrisant du bout des doigts leurs dossiers, et soucieux de consolider la relation entre la France et les Comores. En cette période de renouveau de la politique extérieure de la France, cette approche est digne de la remarque par les effets positifs qu’elle est appelée à produire: des résultats spectaculaires dans des relations bilatérales qui gagneraient à être affermies, compte tenu de leur caractère séculaire.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 16 novembre 2025.


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