Discours d’investiture du Calife Abou Bakar Al-Saddiq: démocratie, modestie et sagesse
Ce discours constitue une grande leçon de démocratie devant inspirer le dirigeant actuel
Par ARM
Il s’appelait Abdullah Ibn Abi Kouhafa. Il est entré dans l’Histoire sous le nom d’Abou Bakar Al Saddiq, «Abou Bakar le Véridique». Né le 27 octobre 573, il est mort le 23 août 634. Il a été le fidèle Compagnon du Prophète Mohammed Ibn Abdallah, qui deviendra son gendre, à la suite de son mariage avec sa fille Aïcha. À la mort du Prophète, il deviendra le premier Khalife de l’Islam, le premier des quatre Khalifes Bien Guidés. Il a joué un rôle éminent dans le développement de l’Islam, même si son Khalifat n’avait duré que de 632 à 634.
Son discours d’investiture en sa qualité de Khalife aurait pu être enseigné dans les universités les plus prestigieuses en tant que modèle de sagesse, démocratie et modestie de la part d’un dirigeant. Les autorités modernes, emportées par leur mégalomanie et leurs ambitions de pouvoir, pourraient s’en inspirer.
Voici ce qu’il avait déclaré quand il a été élu Khalife: «O peuple! Je jure, au nom de Dieu que je n’ai jamais convoité le pouvoir, ni de jour ni de nuit, et que je n’ai jamais eu d’inclinaison pour lui. Ni ouvertement, ni secrètement, je n’ai jamais prié Dieu de me le conférer. Et certainement, j’ai peur à l’idée de commettre des erreurs. En réalité, une grande tâche m’a été assignée, qui dépasse mes pouvoirs, et que je ne peux remplir qu’avec l’aide de Dieu Tout-Puissant. J’aurais souhaité voir le plus puissant des hommes à ma place. Maintenant, il ne fait pas de doute que j’ai été choisi comme Khalife, même si je ne vaux pas mieux que vous. Aidez-moi quand je suis sur le droit chemin. Mettez-moi sur ce dernier quand je m’égare. La vérité est la base de la confiance. La fausseté est une trahison»: Afzal Iqbal: Diplomacy in early Islam, 4ème édition, Institute of Islamic Culture, Lahore, 1988 pp. 173-174.
Dans un monde dominé par des dirigeants de plus en plus médiocres, ignorants et obscurantistes, le comportement exemplaire du Khalife Aboubakar Al Saddiq nous rappelle, a contrario, les propos suivants du Prophète Mohammed Ibn Abdallah: «Dieu ne retirera pas la Science en l’ôtant aux hommes, mais Il la retirera en faisant périr les savants. Si bien que, lorsqu’Il aura fait disparaître tous les savants, les hommes prendront pour chefs des ignorants qui seront interrogés (sur des sujets religieux) et donneront des avis (de jurisconsultes) sans aucune connaissance. Ils s’égareront et égareront les autres»: Cité par Abou Mouhiedine Al-Nawawy: Les Jardins de la Piété. Les Sources de la Tradition islamique (Recueil de hadith), Éditions Alif, Lyon, 1991, p. 361.
Par ARM
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