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Alliance diabolique et rêves brisés d’un apprenti-sorcier

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Alliance diabolique et rêves brisés d’un apprenti-sorcier

Sale temps pour bordeliers et mères maquerelles de bouiboui

Par ARM

  À exactement une semaine du deuxième tour d’un scrutin présidentiel décisif pour le devenir immédiat et à long terme des Comores, notamment au regard de leurs perspectives de développement, deux individus maléfiques ont décidé de donner raison à l’adage «qui se ressemble s’assemble»! L’un, pour espérer pouvoir recycler et laver plus blanc que blanc le pactole de presque 20 milliards de francs volés a un archipel parmi les pays les plus pauvres de la Planète. Quelle honte! Et comment ne pas avoir honte à sa place puisque l’homme en question a des poils sur le front et ne sait pas ce que signifie la honte? À ce sujet, on attend toujours qu’il fasse un seul démenti ou qu’il porte plainte contre Thierry Vircoulon, l’auteur de cette accusation bien affichée sur un site officiel de la diplomatie française. On l’aura compris: il s’agit d’Azali Assoumani Baba. Le second compte ainsi faire passer sous cape les 16 millions d’euros (8 milliards de francs comoriens) volatilisés par l’intermédiaire de son ami Bashar Kiwan, et figurant parmi les recettes de la hideuse «citoyenneté économique», de sinistre mémoire républicaine, vendant ainsi les passeports comoriens à d’éventuels mafieux et criminels liés au terrorisme international. Il n’est guère surprenant que la sale besogne soit confiée à cette époque à Mohamed Bacar Dossar, qui ne rêve que du perchoir de l’Assemblée de l’Union des Comores, afin de pouvoir échapper à toute éventuelle enquête sur les opérations effectuées à travers la HSS pour laquelle, il préfèrera être le Directeur administratif et financier en lieu et place de sa fonction de Conseiller spécial à la Présidence de la République. Allons bon…

  Drôle de conception de l’État pour un prétendu commis de l’État. Mais, pour colorer le scénario, il a bien fallu que l’idéologue de service apparaisse, lui qui aime jouer à l’apprenti-sorcier, en l’occurrence le sieur Idriss Mohamed Chanfi (Photo) qui, après avoir brûlé de l’encens pour bénir, béatifier et sanctifier son «Kampuchéa “démocratique”» de son maître à penser, le génocidaire Pol Pot, qui a à son compteur presque deux millions de morts, ne sort du sarcophage de momie que pour des mauvaises causes ou pour de nobles causes qu’il avilit par ses mains sales. Il appela de ses vœux la formation de l’alliance diabolique par pure haine et par misanthropie. Car, il est misanthrope. Il n’aime ni les gens, ni ce qui relève du bien. On en est à se demander s’il s’aime lui-même tant son cœur est noyé dans la haine et la détestation. Voilà donc pour le décor et les acteurs de la triste parodie.

  Passons donc sans nous attarder sur l’incompétence criminelle de l’idéologue qui se prend pour le seul patriote, le seul Comorien ayant voix au chapitre pour rassembler les Comoriens sur la question de Mayotte. Passons sur le fait que 3 ans après avoir contribué à créer le Front démocratique (FD) comme paravent du Parti communiste et marxiste-léniniste des Comores, il entraîna des militants et de jeunes soldats à préparer une tentative de putsch en mars 1985. À l’époque, croyant se débarrasser de Robert «Bob» Denard, il avait même envisagé de recourir au magistère moral de l’intègre Prince Saïd Mohamed Djaffar, à qui il voulait faire jouer le rôle de Président potiche, comme ses copains Khmers rouges avaient essayé avec le Prince Norodom Sihanouk, qui dira plus tard avoir été éjecté comme un noyau de cerise.

  Plus de 30 ans après, il espère récidiver, avec un Colonel putschiste, un «ouléma» défroqué et un homme qu’on dit très ambitieux qui voudrait troquer ses habits actuels d’«héritier», semble-t-il, après avoir été émerveillé jusqu’à l’extase par les ornements des palais, en tant que pionnier émérite de la sinistre diplomatie du tam-tam et du tambour. Mais, l’apprenti-sorcier national a oublié l’essentiel, à savoir: le sursaut de conscience et de dignité de ceux qui connaissent le mieux les visées des deux protagonistes, des visées consistant à s’unir pour semer le désordre dans la soirée du 10 avril 2016, quand sera annoncée la victoire de Mohamed Ali Soilihi. Ils vont crier le plus fort possible «au voleur!», pour tenter de légitimer leurs desseins maléfiques. Dans cette ambiance diabolique, Ahmed Sambi, avec son turban «infesté d’asticots», comme disaient les militants de Mohéli-2010, se prend pour Dieu et n’a même pas hésité à proposer à Mouigni Baraka Saïd Soilihi, classé deuxième lors des élections primaires du dimanche 21 février 2016, à se désister et à marcher sur le système électoral et institutionnel, au profit du troisième candidat et pour que le malheureux candidat du même Ahmed Sambi puisse émerger du flot des eaux de la mer Rouge aux temps bibliques. C’est dire…

  C’est une démarche tout simplement inouïe est rejetée sans ménagement et dans un extraordinaire sens de la dignité par:

  • Bourhane Hamidou, ancien Président de l’Assemblée de l’Union des Comores et membre éminent du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi,
  • Mohamed Abdouloihabi, ancien Directeur du Cabinet du Président et ancien Président de l’île autonome de la Grande-Comore sous Ahmed Sambi,
  • Ahmed Ben Saïd Jaffar, ministre des Relations extérieures de 2006 à 2010, sous Ahmed Sambi, dont il est également le cousin. Il avait sacrifié son propre parti politique pour le fondre dans le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi,
  • Ibrahima Mhoumadi Sidi, ancien ministre, ex-parlementaire qui avait quitté la CRC d’Azali Assoumani pour rejoindre le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi. Il devait être le colistier d’Ahmed Sambi pour sa candidature impossible parce qu’anticonstitutionnelle,
  • Ahmed Hassane El-Barwane, Conseiller à la Présidence de la République sous Azali Assoumane et Ikililou Dhoinine, ministre sous Ahmed Sambi et éminent porte-parole du Parti Bidoche et de son malheureux candidat «compteur du recomptage»,
  • Djanfar Saïd Mansoib, ancien parlementaire, ministre sous Ahmed Sambi, membre du Bureau exécutif du Parti Bidoche et colistier du malheureux candidat d’Ahmed Sambi lors de l’élection présidentielle de 2016,
  • Ibrahim Mohamed Soulé, parlementaire et Secrétaire général du Parti Bidoche.

  Connaissant les ressorts intimes et la structure mentale délabrée du prétendu galonné qui a fui le champ de bataille en slip en septembre 1995, pour aller se cacher sous une table dans une chancellerie, ces personnalités ont refusé de cautionner la forfaiture de l’enturbanné aux abois qui voudrait entraîner le pays dans des amalgames et une confusion des genres propices aux dérives de ceux qui espèrent pouvoir pécher et pêcher en eaux troubles.

  Pendant ce temps, l’homme qui n’a jamais été capable d’accompagner un mort jusqu’au cimetière, l’homme qui n’a jamais été capable de défendre une bonne cause, l’homme qui a avili bien de bonnes causes, le «patriote» qui a demandé à ses copains de l’ASÉC de rejeter la nationalité de l’«ennemi colonial, néocolonial et impérialiste» tout en se cachant régulièrement pour aller renouveler ses papiers français à l’Ambassade de France aux Comores, l’éternel apprenti-sorcier répondant au nom d’Idriss Mohamed Chanfi, incontestable chef des «bons et vrais Comoriens», l’homme qui a fracassé son propre parti, le FD, le laissant dépérir jusqu’à passer de 15% à 1% de l’électorat, ne pouvait évidemment pas s’attendre à une telle réaction de ces personnalités, rejointes d’ailleurs dans leur résistance envers Ahmed Sambi par les jeunes cadres du Parti Bidoche à Mutsamudu, le mouvement «Narawazé» («Comptons»), qui s’est senti floué par cette alliance maléfique, les taximen de la communauté anjouanaise à Moroni, préférant sacrifier une journée de travail pour organiser un cortège de klaxons, au son du mot d’ordre «nous ne sommes pas des moutons», les étudiants originaires d’Anjouan et de Mohéli et qui résident à la Grande-Comore, ainsi que les militants du Parti Bidoche dans des quartiers comme Bacha ou Coulées-de-Laves, etc.

  Toutes et tous refusent d’être livrés par Ahmed Sambi à Azali Assoumani, comme un troupeau offert lors du mariage le plus malsain de l’histoire politique pourtant fort mouvementée de l’archipel. Ces gens-là refusent d’être ce que Vladimir Oulianov Lénine appelait «les idiots utiles» (les électeurs et électrices) et que Laurent K. Gbagbo qualifiait de «bétail électoral». Finalement, ne maîtrisant point sa baguette magique, Ahmed Sambi n’a fait que mettre encore une fois à nu le Colonel putschiste, récidiviste et multirécidiviste, qui croyait pouvoir enfumer la diplomatie des pays du Golfe et les représentations diplomatiques occidentales, en faisant oublier qu’il pouvait s’allier à plus dissimulateur que lui-même dans ses appétits de pouvoir insatiables et insondables.

  Au bout du compte, et c’est le plus important, la campagne électorale du candidat Mohamed Ali Soilihi s’est trouvée boostée par ce nouveau challenge et les vagues de ralliements de nombreux crypto-sambistes, plus que dégoutés par la trop grosse ficelle d’un gourou manipulateur d’un autre âge. Et, comme dit l’adage populaire, non seulement «le jour du menteur ne tarde jamais à se coucher», mais en plus, «la nuit du menteur ne tarde jamais à s’achever», et «le 9 n’est pas bien loin du 10». En tout état de cause, on va bien voir qui va rire dans la soirée du 10 avril 2016, Messieurs les comploteurs de bouiboui…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 4 avril 2016.


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