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Chamsoudine Soulé: prisonnier politique, bouc émissaire

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Chamsoudine Soulé: prisonnier politique, bouc émissaire

On emprisonne les opposants, on libère les hommes de Dieu

Par ARM

     Drôle de gouvernement, tout de même… Le gouvernement illégitime mis en place par l’usurpateur Azali Assoumani le 31 mai 2016, à défaut de régler les problèmes multiples auxquels sont confrontés les Comoriens, a la désagréable habitude de couper les têtes de ceux qui ne plaisent pas. Et comme cet expédient est très loin de constituer une solution sérieuse, le même gouvernement frappé d’indignité a trouvé un autre expédient: faire dans la symbolique versant dans la démagogie. Seulement, quand un peuple a faim, il ne se contente jamais de symbolique, mais de choses concrètes. Où sont ces choses concrètes sous le règne de Dieu Azali Assoumani? Personne ne les a vues. On a parlé de la baisse des prix des denrées, et ce fut un flop. On a parlé des véhicules de service qui ne devaient plus rouler en dehors des heures de travail et ce fut tintin. On a parlé de l’affichage des tarifs des prestations de service dans les administrations, et ce fut du gnangnan. La seule chose qu’a «réussie» l’usurpateur Azali Assoumani et ses kapos reste l’arnaque sur l’argent des pèlerins devant se rendre en Arabie Saoudite, une affaire pour une bande de requins gravitant autour de Dieu Azali Assoumani. Donc, les Comores vivent dans les symboles qui se dégonflent comme des baudruches.

     Parmi ces symboles, il y a les arrestations arbitraires. L’usurpateur Azali Assoumani et ses kapos arrêtent qui ne leur plaît pas, dans des conditions qui ne respectent jamais la légalité. D’accord, dans le pacte satanique conclu le 1er avril 2016 par l’usurpateur Azali Assoumani et son copain de circonstance qu’est Ahmed Sambi, il est stipulé qu’un audit serait diligenté contre le pouvoir exécutif de leur frère Ikililou Dhoinine. Mais, un audit ne signifie jamais des règlements de comptes à connotation politique. Et l’usurpateur Azali Assoumani doit dire aux Comoriens où sont passés les 20 milliards de francs qu’il leur a volés entre 1999 et 2006. Comme par hasard, toutes les personnes arrêtées arbitrairement et emprisonnées sans jugement depuis plus d’un mois pour des malversations présumées chez Comores Télécom sont des cadres qui avaient supporté Mohamed Ali Soilihi lors de l’élection présidentielle bâclée de 2016. Les cadres favorables à l’usurpateur Azali Assoumani ont tous été relâchés. Et ce n’est pas un hasard. En d’autres termes, Chamsoudine Soulé (Photo), comptable devenu bouc émissaire expiatoire, est un prisonnier politique dont la garde à vue excessivement prolongée est d’une illégalité à faire bondir tout juriste digne de ce nom.

     Parlons un peu de Droit. En Droit, il existe un principe fondamental qu’on appelle la présomption d’innocence. Ce principe signifie que toute personne est présumée innocente jusqu’au moment où une cour de Justice siégeant dans les conditions et procédures prévues par la Loi démontre et prouve sa culpabilité de manière irréfragable. Tant que cette culpabilité n’est pas prouvée, et à moins qu’il ne s’agisse d’un criminel reconnu comme tel, un criminel risquant de commettre d’autres crimes ou de prendre la fuite, personne ne va en prison. Quand on est dans la phase de l’enquête, on n’emprisonne pas les gens. Une garde à vue dure 24 heures et ne peut être prolongée que de 24 heures si et seulement si les conditions légales l’exigent. Mais, dans le cas de Chamsoudine Soulé, la garde à vue dure depuis plus d’un mois, et même le juge est gêné parce qu’il ne sait pas pourquoi il doit garder en prison une personne dont la culpabilité n’est pas prouvée. Contrairement à ce qui se passe dans un État de Droit, dans la Républiquette bananière appelée Comores, on condamne d’abord et on «juge» ensuite. Or, dans un pays civilisé, on juge d’abord, et on condamne ensuite.

     En plus, en tant que comptable, Chamsoudine Soulé se limitait aux écritures comptables de Comores Télécom, et ses prérogatives ne lui donnaient aucun accès au maniement des fonds. Ceux qui maniaient les fonds sont ceux qui jouissent de solides protections politiques de la part des Anjouanais de Beït-Salam sous Ahmed Sambi et des Mohéliens de Beït-Salam sous Ikililou Dhoinine. Qu’on se le dise! Quand avait éclaté le scandale de la surfacturation de pylônes d’origine chinoise à hauteur de 1,5 milliard de francs comoriens, scandale pour lequel on tourmente Chamsoudine Soulé, c’était une affaire qui ne regardait que les Mohéliens de Beït-Salam. À cette époque, le futur fugitif international Hamada Madi Boléro n’était pas encore en mission officielle à Beït-Salam, mais était juste un garçon de courses chargé des sales besognes, comme il sait et aime faire. C’était lui qui était chargé par sa cheffe d’aller au sein de l’appareil judiciaire pour arrêter une machine infernale qui allait ternir à jamais l’image des bécasses des Mohéliens de Beït-Salam, qui se disent Blancs comme neige, mais qui, en réalité, sont Blancs comme Nègres.

     Les Mohéliens de Beït-Salam avaient arrêté la machine judiciaire parce qu’elle allait jeter la fange sur eux. On allait découvrir que les Mohéliens de Beït-Salam sont des spécialistes de la surfacturation et des détournements de fonds du peuple comorien. Leurs conteneurs estampillés «Comores Télécom» et qui arrivaient tout le temps à Mohéli pour ces gens-là contenaient autre chose que du matériel de télécommunication. Alors, si on veut vraiment que la Justice passe, il faudra aller à Mohéli et demander des comptes aux Mohéliens de Beït-Salam, il faudra interroger Ahmed Sambi dans un Commissariat de police, il faudra lancer une commission rogatoire internationale et demander au fugitif international Hamada Madi Boléro pourquoi lui, l’homme qui se dit le meilleur juriste des Comores, avait-il accepté de travailler contre la Justice et le Droit. En attendant, Amnesty International et les autres organismes de défense des droits humains doivent être saisis sur le cas de Chamsoudine Soulé et des autres prisonniers politiques qu’on persécute aux Comores en dehors de toute procédure judiciaire appropriée.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 1er août 2016.


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