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Mais, pourquoi tant d’acharnements haineux contre Maître Fahmi Saïd Ibrahim?

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Mais, pourquoi tant d’acharnements haineux contre Maître Fahmi Saïd Ibrahim?

Exiger de la clarté de la gestion publique renforce État, démocratie et gouvernance

Par Ahmed Ali Amir

     Poser des questions sur le budget de l’État et sur la transparence de la dépense publique n’est pas un crime de lèse-majesté. Ce n’est ni une trahison, ni une provocation, encore moins une attaque contre l’autorité de l’État. C’est l’un des fondements mêmes de la démocratie.

     Interroger l’usage de l’argent public, demander des comptes, exiger de la clarté dans la gestion, ce n’est pas affaiblir les institutions, c’est au contraire les renforcer.

     Un pouvoir sûr de lui n’a pas peur des questions. Un État responsable ne redoute pas la transparence, il la revendique. Une gouvernance moderne n’étouffe pas le débat, elle l’encourage.

     C’est dans cet esprit que s’inscrivent les prises de position de Fahmi Saïd Ibrahim. Et c’est précisément pour cela qu’il dérange: non parce qu’il attaque, mais parce qu’il questionne; non parce qu’il détruit, mais parce qu’il exige de la rigueur, de la cohérence et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

     Contrairement à ce qui se raconte, Fahmi Saïd Ibrahim a un parcours académique réel, clair et parfaitement vérifiable. Ce débat est clos depuis. Ces diplômes existent. Ils sont le fruit d’un cheminement normal, fait d’études, d’efforts et de travail. On peut débattre de ses idées, contester ses positions, mais on ne peut pas effacer un parcours universitaire par une rumeur ou par une simple déclaration sur les réseaux sociaux.

     Mais réduire un homme à ses diplômes, c’est déjà se tromper de combat. Les diplômes ouvrent des portes, ils ne définissent pas une vie. Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait: la manière de penser, d’agir et d’assumer ses responsabilités dans l’espace public.

     Fahmi Saïd Ibrahim, ce n’est pas seulement des certificats accrochés à un mur. C’est un parcours politique et intellectuel assumé, une présence constante dans le débat national, une capacité à prendre position, parfois à contre-courant, sans se réfugier dans le confort du silence. Il a toujours accepté la contradiction, il n’a jamais fui la discussion, et il a souvent payé le prix de sa liberté de ton.

     S’acharner sur sa personne, ce n’est pas chercher la vérité. C’est éviter de parler de son itinéraire, de ses idées, de sa cohérence et de son indépendance d’esprit. C’est contourner le débat de fond quand les arguments viennent à manquer.

     Son parcours est visible. Ses prises de position sont publiques. Et s’il dérange, c’est à cause de sa liberté de pensée.

     Fahmi Saïd Ibrahim est l’un des rares hommes politiques capables de parler avec aisance de politique, d’économie, de littérature, de philosophie et de théologie. Cette transversalité intellectuelle dérange, parce qu’elle refuse l’enfermement dans un seul registre et oblige à élever le niveau du débat.

     Ce n’est pas un homme des salons feutrés, vivant dans l’autosatisfaction de son confort professionnel. Ce n’est pas un homme qui se contente du statut d’avocat pour observer la politique à distance. C’est un homme de terrain, qui se confronte à visage découvert aux réalités du pays. Un homme de terroir, ancré dans la vie sociale et politique de sa communauté.

     Élu à deux reprises député d’Itsandra, candidat à deux reprises à l’élection présidentielle de l’Union, il a toujours assumé son engagement. Il aime profondément son pays et il le dit sans détour lorsque les intérêts des Comores sont menacés.

     À cela s’ajoute une qualité devenue rare en politique: sa fidélité en amitié est inégalable. Chez Fahmi Saïd Ibrahim, la loyauté n’est pas un slogan, c’est une ligne de conduite. Il ne renie ni ses compagnons de route, ni ses engagements passés, ni ses convictions, même lorsque cela lui coûte personnellement ou politiquement.

     Sa vision, il ne l’a jamais laissée dans l’ombre. Il l’a formalisée dans un livre-programme de son parti politique, où il a posé une pensée structurée, une lecture lucide de la situation nationale et un projet clair pour l’avenir des Comores. Peu d’hommes politiques prennent la peine de coucher leur vision sur papier avec cette exigence de cohérence intellectuelle.

     Et lorsque son parti a fusionné avec le parti Juwa, il ne l’a pas fait par calcul individuel ou par opportunisme. Là où beaucoup sont entrés seuls, lui est entré par la grande porte, avec l’ensemble de ses jeunes militants. Il a choisi la continuité collective plutôt que l’avantage personnel, la responsabilité politique plutôt que la facilité. Il n’a jamais avancé sans les siens.

     Cela dit beaucoup de l’homme: un homme de conviction plutôt que de circonstance, un homme de fidélité plutôt que de reniement, un homme qui construit avec son équipe, pas contre elle.

     On peut ne pas être d’accord avec Fahmi Saïd Ibrahim. Mais, on ne peut ni nier son parcours, ni contester son courage intellectuel, ni effacer son engagement, ni ignorer la force de sa vision et la constance de ses valeurs.

     Ces hommes-là sont rares. Très rares même.

     Des hommes qui pensent par eux-mêmes, qui assument leurs idées, qui avancent avec loyauté, qui parlent vrai, qui écrivent, qui débattent, qui se confrontent au réel sans se cacher derrière des calculs ou des postures.

     Alors la vraie question se pose: faut-il détruire ce qui reste d’hommes politiques de cette dimension?

     Faut-il affaiblir ceux qui élèvent le débat simplement parce qu’ils dérangent, parce qu’ils refusent la complaisance et la politique de confort?

     Dans un pays qui a plus que jamais besoin de repères solides, de voix libres et de figures de hauteur, s’acharner sur de tels profils n’est pas un service rendu à la démocratie. C’est au contraire une manière de l’appauvrir.

     On ne construit pas une nation en abattant ses esprits indépendants.

     On la renforce en protégeant la diversité de ses intelligences et la qualité de ses débats.

     Et Fahmi Saïd Ibrahim, qu’on l’approuve ou qu’on le conteste, fait partie de ces hommes qui donnent encore de la densité, de la hauteur et du sens à la vie politique comorienne.

Par Ahmed Ali Amir

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© www.lemohelien.com – Mardi 20 janvier 2025.


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