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Recours à la négociation pour éviter des guerres par trop meurtrières et destructrices

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Recours à la négociation pour éviter des guerres par trop meurtrières et destructrices

Toutefois, comptant sur la force, des États sabotent la négociation pour entrer en guerre

Par ARM

     La négociation est née avec l’existence des premières communautés humaines. Elle est aussi vieille que le monde. On négocie pour éviter la guerre, pour sortir de la guerre. Mais, des États habitués à ne compter que sur la force refusent l’idée même de la négociation, font semblant de négocier sans négocier, cherchent le moindre prétexte pour faire échouer la négociation afin de déclencher la guerre, posent des ultimatums humiliants pour mettre à mal la personnalité, la susceptibilité et l’amour-propre de celui qui ils devaient négocier. Trop de deuils naissent partout dans le monde du fait de ce manque de sérieux et d’humanité.

     Sur les deuils qui en naissent, notons: «La guerre est le phénomène social le plus constant. Elle est la plus importante des relations entre les peuples. Sur trois mille quatre cents ans d’histoire connue, il n’y a que deux cent cinquante ans de paix générale». Maurice Torrelli: Droit international humanitaire, PUF, Collection «Que-sais-je?» n°2221, Paris, 1985, p. 3.

     Restons sur la mort et le lugubre: «Les Instituts de polémologie font observer que le monde n’a connu que… 26 jours de paix depuis la Seconde Guerre mondiale. Si on adopte d’autres critères moins rigoureux de ce qu’est un jour sans guerre, on obtient, selon d’autres calculs, trois jours de paix totale par an dans le monde, ce qui n’est pas réjouissant». Mohammed Bedjaoui: Article 1 (Commentaire général), in Jean-Pierre Cot et Alain Pellet: La Charte des Nations Unies. Commentaire article par article, 2ème édition, Economica, Paris, 1991, p. 29.

     Au vu de ce qui précède, partageons ce que Denis Alland, Professeur de Droit international à l’Université Paris 2 – Panthéon-Assas, a écrit au sujet de la négociation: «La négociation est avant tout un fait de communication qui jette une passerelle entre deux attitudes antinomiques qu’elle synthétise: s’entendre et s’affronter. Il est probable que plus les institutions prolifèrent dans une société, moins la place de la négociation est importante. Dans le monde international où les centres de pouvoir sont très dispersés, il est absolument impossible de s’en passer. À peu près rien ne se fait sans elle. Comme cela a été dit il y a déjà longtemps, “les négociations sont la méthode ordinaire suivant laquelle les gouvernements poursuivent leurs rapports mutuels, discutent, ajustent et règlent leurs différendsˮ (CPJI [Cour permanente de Justice internationale]: Phosphates du Maroc, 1938, Série C).

     Non seulement tout ce qui nécessite l’accord formel d’un État (conclusion d’un traité, délimitation d’un espace maritime…) mais encore la possibilité même de régler un différend appellent une négociation. L’article 33 de la Charte des Nations Unies mentionne la négociation en premier parmi les moyens de régler les différends susceptibles de menacer la paix et la sécurité internationales. […].

     On s’interroge aussi sur son contenu, que la CIJ [Cour internationale de Justice] a tenté de préciser ainsi: “Les parties ont l’obligation de se comporter de telle manière que la négociation ait un sens, ce qui n’est pas le cas lorsque l’une d’elles insiste sur sa propre position sans envisager aucune modificationˮ (1969, Plateau continental de la mer du Nord)»: Denis Alland: Les 100 mots du Droit international, Presses universitaires de France (PUF), Collection «Que-sais-je?» n°4199, Paris, 2021, p. 78.

     Ce qui est valable pour la négociation internationale l’est pour la négociation nationale. De fait, la négociation a trois principaux ennemis: la mauvaise foi institutionnalisée, l’intransigeance fanatique et dogmatique, et le sentiment de puissance et d’invincibilité.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 7 mars 2026.


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