Détester et haïr Fahmi Saïd Ibrahim, la nouvelle religion polythéiste qui fait fureur
Quand certains survivent par la calomnie, l’insulte, l’injure et le dénigrement haineux
Par ARM
En 1994, le regretté Roi Hassan II du Maroc avait été l’auteur de cette phrase: «Pour Kadhafi, toute personne installée sur un trône était obligatoirement un traître»: Hassan II: La Mémoire d’un Roi. Entretiens avec Éric Laurent, Librairie Plon, Paris, 1993, p. 145.
Donc, il faut haïr, détester, injurier, désobliger et calomnier. Et certains ne vivent et survivent que pour cela.
Justement, le 23 juillet 1986, le Roi Hassan II reçut à Ifrane, au Maroc, Shimon Peres, alors Premier ministre d’Israël, suscitant les attaques les plus virulentes de Mouammar Kadhafi, que le Président égyptien Anouar El Sadate avait surnommé «le garçon fou de Tripoli», que le Président états-unien Ronald W. Reagan appelait «le chien enragé du Proche-Orient». Un mois plus tard, le 29 août 1986, le Maroc dénonça le traité conclu le 13 août 1984 par la Lybie et le Maroc pour créer l’Union arabo-africaine.
Nous voici, le 10 juin 1988, à Zéralda, à l’Est d’Alger, où se tenait une conférence de chefs d’État d’Algérie, Lybie, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Le Libyen Mouammar Kadhafi portait un gant blanc à la main droite, «au cas où il lui arriverait de serrer certaines mains», disait laconiquement son entourage. Le Roi Hassan II parle en ces termes de cette affaire qui avait défrayé la chronique à l’époque: «Au sommet réuni à Alger, Kadhafi portait des gants blancs pour ne pas être sali par une poignée de mains avec moi, car selon lui, je m’étais souillé après avoir serré la main de Shimon Pérès. En fin de soirée, il a tout de même accepté d’enlever ses gants pour me saluer. Je lui ai dit et je l’ai répété à tous les chefs d’État arabes, qui sont, je crois, maintenant d’accord avec moi: “Quelle est cette école de politique internationale qui interdirait tout dialogue? Si vous arrivez à me citer un seul précédent, dans l’Histoire universelle et arabe, d’un chef ou d’un penseur qui a refusé la discussion, même en état de guerre, alors je vous suivraiˮ»: Hassan II: La Mémoire d’un Roi. Entretiens avec Éric Laurent, op. cit., p. 263.
Le Roi Hassan II nous donne ici une leçon de vie, sur la vie, sur la manière de vivre avec l’autre par le dialogue. C’est un cours de savoir-vivre international. C’est avant tout un cours d’humanité.
«Quelle coïncidence !!! À la tribune officielle Fahami est à côté de Docteur Saïd Moussa.
Le fameux anesthésiste qui est chargé par le procureur (beau frère de fahami) de tuer le président Sambi»
Or, quand il s’agit de Maître Fahmi Saïd Ibrahim, nommé ministre deux fois, sous deux régimes politiques différents, élu Député à deux reprises, c’est le savoir-mourir qui prévaut à la place du savoir-vivre. L’acharnement haineux et agri de ses détracteurs, adversaires et ennemis mortels fait penser au bon mot de l’un des orateurs les plus talentueux, les plus compétents et les plus expérimentés dans le monde: l’Ivoirien Laurent Dona-Fologo (1939-2021). En effet, le 12 octobre 1985, lors de la clôture du 8ème congrès du Parti démocratique de Côte-d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI – RDA), celui qui était alors ministre de l’Information de son pays, dans un hommage anthologique rendu au Président Félix-Houphouët-Boigny, avait déclaré en substance: «Pourtant, et c’est ma conviction intime, les hagiographes les plus talentueux ont beau se bousculer au portillon de la gloire immortalisant Félix Houphouët-Boigny en s’immortalisant eux-mêmes […]»: Cité par Pierre Péan: L’argent noir. Corruption et sous-développement, Fayard, Paris, 1988, p. 205.
Parler d’autrui, en bien ou en mal, pour faire parler de soi. C’est une pathologie. C’est, en termes clairs, une maladie.
Laurent Dona-Fologo a parlé des «hagiographes». Ceux-ci exagèrent un peu quand ils font tomber la pluie des louanges et des superlatifs laudateurs. Mais, au moins, ils sont dans un esprit constructif, en tenant un discours constructif, en valorisant une personne, une institution, un régime politique, un État…
Or, nous ne retrouvons rien de tout cela dans la haine et la détestation de ceux qui ont décidé de dépouiller Maître Fahmi Saïd Ibrahim des valeurs qui font son attachante et honorable personnalité: humanité, humanisme, sens de l’honneur et de la dignité, éthique, esthétique et philanthropie. Tout est fait pour essayer de traiter plus bas que terre un homme qu’apprécient ceux qui se donnent la peine de le connaître. Depuis le 6 juillet 2025, toutes ses apparitions publiques font l’objet de dénigrement et malveillance, qui ne sont pas de nature à honorer ceux qui les font par haine, détestation, aigreur et jalousie.
La dernière invention malsaine et indécente contre lui consiste à présenter en assassin et complice d’assassin un homme loyal, bon et juste. J’ai personnellement entendu une femme de Grande-Comore déverser sa haine morbide sur lui uniquement parce qu’il est le petit-fils du Sultan Saïd Ali, le dernier Souverain de la Grande-Comore, le fils du Prince Saïd Ibrahim, ancien Député à Moroni et à Paris, ancien Président de la Chambre des Députés des Comores, ancien Président du Conseil de Gouvernement des Comores.
Ce lundi 6 juillet 2026, une photo circule accompagnée d’un commentaire de mauvais goût tendant à présenter Maître Fahmi Saïd Ibrahim en assassin préparant avec d’autres assassins, devant une foule de milliers de personnes, lors de la célébration d’une fête nationale, l’assassinat du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, son ami. Est-ce que ceux qui répandant de telles horreurs pensent un seul instant à l’honneur, à la dignité, à la personnalité et à la considération de Maître Fahmi Saïd Ibrahim, de sa famille et de son entourage? Naturellement, non.
Parler du mal de Maître Fahmi Saïd Ibrahim est devenu la nouvelle religion polythéiste en vogue. Cette religion a plusieurs divinités, dont celles qui vocifèrent et dégoulinent le plus de haine se situent dans le sillage du Parti Juwa, dont il est membre, et se déclarent perfidement les plus fidèles au Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, tout en complotant contre lui.
Toute cette haine mortelle nous renvoie au proverbe arabe selon lequel «l’inimitié existe, mais la bienséance doit prévaloir».
Par ARM
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© www.lemohelien.com – Lundi 6 juillet 2026.




