Fomboni: célébrer l’unité, dépasser les querelles, célébrer l’unité de la République
Réaffirmer l’intérêt supérieur de la nation dépasse les clivages politiques et partisans
Par Ahmed Ali Amir (AAA)
https://whatsapp.com/channel/0029VbCHBG3LikgIcUAqi82r.
Il est des dates qui ne divisent pas comme le 6-Juillet, le 6 juillet 1975. Il est des moments qui obligent au silence des querelles pour laisser parler la mémoire nationale, à l’exemple du 17-Février, le 17 février 2001.
En 2001, alors que notre pays traversait une crise institutionnelle profonde, Fomboni a permis d’éviter le pire. Il a restauré la confiance fragile entre les îles. Il a ouvert la voie à une architecture politique fondée sur le compromis, l’équilibre et la reconnaissance des spécificités insulaires.
On peut discuter de ses limites, analyser ses imperfections, débattre de ses évolutions. Mais on ne peut nier son rôle historique: il a sauvé l’essentiel notamment l’unité nationale.
Célébrer Fomboni ne signifie pas sanctuariser le passé. Célébrer, c’est reconnaître que notre pays a su, à un moment critique, choisir le dialogue plutôt que la rupture.
Une célébration nationale a trois vertus majeures: rappeler aux jeunes générations que la stabilité n’est jamais acquise. Honorer l’esprit de compromis, trop rare dans nos pratiques politiques. Réaffirmer que l’intérêt supérieur de la nation dépasse les clivages partisans.
Une nation mature célèbre ses fondations, même lorsque le débat démocratique reste vif.
Dans toute démocratie, l’opposition joue un rôle vital. Elle contrôle, elle critique, elle propose une alternative. Elle prépare l’alternance. Mais elle ne peut confondre opposition au pouvoir et opposition à la mémoire nationale.
Attendre des événements de portée internationale ou des célébrations symboliques pour fragiliser l’image du pays n’est ni stratégique, ni responsable. Cela peut apparaître comme une tentative de brouiller un moment d’unité plutôt que de proposer une vision alternative crédible.
La confrontation politique doit se situer ailleurs:
1.- Sur les politiques publiques, sur la gestion économique,
2.- Sur la transparence,
3.- Sur les résultats concrets pour les citoyens.
Une opposition forte ne cherche pas à ternir les symboles; elle cherche à convaincre sur sa vision.
Les Comores ont besoin d’un débat exigeant, pas d’un réflexe systématique de contestation.
La démocratie ne se nourrit pas de l’obstruction permanente; elle se renforce par la qualité des propositions.
Faire de Fomboni un terrain d’affrontement partisan serait une erreur stratégique.
L’opinion publique distingue de plus en plus clairement la critique légitime de la posture opportuniste. Une stratégie mal calibrée risque, encore une fois, de faire flop, non parce que le débat serait interdit, mais parce qu’il manquerait de hauteur.
Fomboni n’est pas un aboutissement. C’est un point de départ. Célébrer cet accord, c’est rappeler que la stabilité institutionnelle est une condition préalable à toute ambition économique, sociale et diplomatique.
Notre pays a besoin de mémoire pour avancer. Il a besoin d’unité dans les moments symboliques.
Il a besoin d’oppositions responsables et de majorités conscientes de leur devoir historique.
Célébrer Fomboni, ce n’est pas célébrer un camp. C’est célébrer la République.
Par Ahmed Ali Amir (AAA)
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